Études de lexicologie arabe


Une étude de la racine كفر √kfr

 

 

Sous la paume de la main (1)

 

La lexicologie arabe ne présenterait guère d’intérêt si elle limitait son champ d’investigation aux formes usuelles de l’arabe dit « moderne ». Peut-être le lecteur se demande-t-il ce qu’une étude de la racine كفر √kfr pourra bien lui apprendre quand le sens d’un mot comme كافر kāfir, « incroyant, infidèle, impie », de notoriété publique, semble représenter la racine à lui tout seul. Le nom تكفير takfīr « expiation » figure probablement aussi dans le bagage lexical des pieux musulmans, non sans susciter chez les plus curieux une interrogation sur le lien qu’il peut bien y avoir entre ces deux mots de sens si différents. Mais quels autres secrets la racine كفر √kfr recèle-t-elle ?

Pour tenter de les découvrir, nous allons une fois de plus nous plonger dans les sens obsolètes de l’arabe dit « classique », dans une sorte d’exploration archéologique qui, on l’espère, réservera quelques surprises. Sauf indication contraire, formes et sens sont extraits de la notice consacrée à كفر √kfr dans le dictionnaire arabe-français de Kazimirski (désormais « la notice »).

 

1. La forme كافر kāfir et la racine كفر √kfr

 

Partons donc du très connu كافر kāfir(2). Nous venons de donner son sens actuel. C’est le seul qu’il ait conservé après en avoir eu beaucoup d’autres. Les voici, dans l’ordre où ils apparaissent dans la notice :

- qui couvre, qui recouvre quelque chose au point d’en effacer les traces

- qui nie les bienfaits reçus, ingrat

- enveloppe de la fleur du palmier

- caché tout entier dans son armure, armé de pied en cap ; cuirasse

- ténèbres de la nuit, nuit

- mer, océan

- grand fleuve ou grande vallée ; sol déprimé, terrain bas

- laboureur, semeur, agriculteur

- champs éloignés des habitations

- Au masc. duel, al-kāfirāni les aines aux environs des parties naturelles

- Au fém. pl. kawāfir jarres de vin

Le sens premier de la racine كفر √kfr est celui qui est donné en tête de la notice KPR du Dictionnaire des racines sémitiques (fasc. 10, p. 1264), à savoir « couvrir, recouvrir ».

En première approche, en partant du sens propre du verbe كفر kafara qui est « couvrir » avec l’intention de « cacher » ou de « protéger », on explique déjà une grande partie des sens osolètes de كافر kāfir :

- qui couvre, qui recouvre quelque chose au point d’en effacer les traces

- enveloppe de la fleur du palmier

- caché tout entier dans son armure, armé de pied en cap ; cuirasse

- ténèbres de la nuit, nuit

- mer, océan

On expliquera aussi un certain nombre d’items obsolètes comme :

كفر kafr tombeau

كفر kifr, kafr, كفرة kafraẗ ténèbres de la nuit

كفر kufr goudron avec lequel on calfate les navires

كفر kafar, كافور kāfūr, كفرّى kufurrā, enveloppe de la fleur du palmier

مكفور makfūr couvert, recouvert (se dit par exemple des cendres)

مكفّر mukaffir, متكفّر mutakaffir armé de pied en cap, couvert d’une armure

À partir du sens figuré du même verbe كفر kafara « cacher », on va pouvoir aller dans deux directions opposées. L’action de cacher sera accomplie :

– soit pour effacer les traces d’un bienfait > l’oublier > être ingrat, infidèle, impie. Un sémantisme sous lequel se rangent :

كافر kāfir qui nie les bienfaits reçus, ingrat

كفر kafara oublier ou renier les bienfaits reçus ; être ingrat envers quelqu’un, et être infidèle, incrédule, ne pas croire en dieu unique – III. nier devoir quelque chose à quelqu’un, nier la dette – IV. appeler quelqu’un kāfir « infidèle », l’accuser de ne pas croire en Dieu ; blasphémer

كفر kufr ingratitude ; incrédulité, infidélité, absence de foi en Dieu et de croyance aux dogmes, surtout de la religion mahométane ; impiété

كفرة kufraẗ ingratitude

كفّار kaffār très ingrat, très oublieux des bienfaits reçus

كفور kafūr ingrat envers Dieu, qui ne reconnaît pas ses bienfaits ; incrédule, infidèle, impie

مكفّر mukaffar qui a éprouvé de l’ingratitude, qui a eu affaire à des ingrats

– soit pour effacer les traces d’un méfait > l’expier > l’oublier, pardonner. Un sémantisme sous lequel se rangent :

كفر kafara – II. couvrir une action par une autre, un crime ou un péché par quelque acte méritoire, c-à-d. l’expier, faire une expiation ; pardonner à quelqu’un un péché, un crime ; être innocent ; s’humilier devant quelqu’un, surtout en se présentant devant lui la tête baissée et les mains croisées sur la poitrine

كفّارة kaffāraẗ expiation (d’un crime, d’un péché), ce qu’on donne ou ce qu’on fait (p. ex. aumône, jeûne) pour expier et dégager son serment quand on ne veut ou ne peut l’accomplir à la lettre

تكفير takfīr expiation

NB : Ce sémantisme existait déjà en akkadien. On le retrouve en hébreu :

– akkadien kapāru « nettoyer, purifier » – kupartu « purification »

– hébreu kippēr « couvrir, expier, se racheter » – kippūr « expiation » > Yom Kippur, le Jour du Grand Pardon.

 

Notes

1. Cette étude a d'abord été publiée dans Lettre de la SELEFA nº 9 d’octobre 2020.

2. C’est le mot qui a abouti aux termes français cafard, « hypocrite », et ca(f)fre, « habitant de la Cafrerie – partie de l’Afrique australe – ou qui en est originaire ». On verra plus loin que Kazimirski propose une autre origine. Sur le même sujet, voir aussi LAFFITTE, Roland & ELHOUSSI, Abbdemajid, « Précisions sur les dérivés de l’arabe كافر kāfir dans la langue française », dans le Bulletin de la SELEFA n° 10 (2007/2), 8-10.

Il nous reste plusieurs sens de كافر kāfir à expliquer, mais faisons une pause sur ce sens de « couvrir » de la racine sémitique KPR. Deux remarques :

1. À partir de ce sens de « couvrir », on a une double dérivation :

– couvrir avec du bitume (d’origine minérale) > akkadien kupru, hébreu kōper « bitume », arabe كفر kufr. Cf. aussi la variante قفر qafr « bitume de Judée ».

– couvrir avec une teinture couleur de henné (d’origine végétale) > hébreu kōper « henné », ougaritique kpr, même sens, emprunté par le démotique sous la forme qwpr et par le grec κύπρος [kúpros]. Sauf erreur, l’arabe n’a pas de représentant de ce sens(3). On voit que l’hébreu a les deux sens. Encore n’a-t-il le sens de « bitume » qu’une seule fois dans la Bible hébraïque : à l’occasion de la construction de l’Arche de Noé (Genèse 6,14).

Selon la Théorie des Matrices et Étymons de Bohas(4), cette racine كفر √kfr « couvrir » s’avère être construite sur l’étymon {k,f}, lequel relève de la matrice phonétique {[+antérieur],[dorsal]} « courbure, rotondité ». C’est aussi le cas de l’étymon {k,b}, entre autres. Citons quelques noms et verbes en kb- et kf- particulièrement représentatifs de cette matrice :

كبّة kubbaẗ boule, boulette, pelote, كحب kaḥb cul, derrière, كعب ku‛b mamelle (de la femme), كهف kahf caverne, كفل kafal croupe, كفل kifl couverture rembourré pour une bête de somme, كفل kafila être garant de qqn (= le “couvrir”), كنف kanafa couvrir un récipient avec les mains, كفن kafana enterrer le pain dans les cendres ; envelopper le mort dans un linceul, ... sans oublier كفّ kaff “paume de la main”, qui semble être la motivation corporelle de cet étymon, d’où, probablement, كفى kafā “être suffisant” (cf. le geste de la main couvrant un récipient pour signifier « merci, cela suffit »). La matrice de la « courbure » s’organise sémantiquement de la façon suivante :

A. La courbure dans sa forme convexe

B. La courbure dans sa forme concave

C. Extensions sémantiques

D. Synthèse : combinaison des formes concave et convexe

Chacune de ces quatre grandes parties regroupe un certain nombre de subdivisions. Par exemple, le sens « couvrir » figure sous la rubrique A.6. « Mettre un couvercle, couvrir, cacher ». Nous allons maintenant voir que la quasi totalité des items de la notice qui restent à expliquer vont trouver leur place sous l’une ou l’autre de ces rubriques, au point que la racine كفر √kfr pourrait être considérée comme une racine exemplaire de la matrice de la « courbure », et que son sens « couvrir », tout important qu’il soit, n’est qu’un sens dérivé d’un sens premier plus général peut-être motivé par la paume de la main, sa forme et ses gestes.

A. La courbure dans sa forme convexe :

– A.2. « enfler, gonfler » > كفاريّ kufāriyy qui a de grandes oreilles – كفر kafir grand, élevé et roide (en parlant d’une montagne ou d’une montée) (cf. كبر √kbr)

– A.4. « la forme convexe dans la nature » > كافور kāfūr nodosités du cep de vigne d’où poussent les grappes

– A.5. « (se) courber » > كفر kafara rendre hommage à la manière des Perses, c-à-d. en se prosternant devant quelqu’un (cf. وكف wakifa être incliné, penché ; كبّ kabba IV. se pencher)

B. La courbure dans sa forme concave :

– B.1. « creux dans la nature » > كافر kāfir sol déprimé, terrain bas ; grand fleuve ou grande vallée

– B.2. « creuser » > كافر kāfir laboureur, semeur, agriculteur

– B.3. « cavité du corps » > كافران kāfirāni les aines aux environs des parties naturelles

D. Synthèse : combinaison des formes concave et convexe :

– D.1.2. « objets circulaires ou cylindriques » > كافرة kāfiraẗ jarre de vin(5) – تكفير takfīr couronne, diadème royal – II. mettre la couronne sur la tête d’un homme proclamé roi ... et surtout les villages fortifiés, toujours construits dans l’Antiquité – et jusqu’à une époque récente – en forme de cercle pour mieux assurer leur défense(6) : كفر kafr village ; terre, sol, terroir ; champs éloignés des habitations – كفر kafara IV. habiter un village, vivre toujours dans le même village – VIII. habiter toujours le même village – كافر kāfir champs éloignés des habitations – Cognats : akkadien kapru, araméen kaprā, hébreu kāpār, kəpar, kōper > Capharnaüm, de l’hébreu kəpar naḥūm, village de Nahum. En Égypte : Kafr esh-Sheikh, Kafr ez-Zayyat, Kafr ed-Dawdar, etc.

 

Notes

3. C’est ce kpr « henné », ougaritique ou phénicien, qui est peut-être à l’origine du nom de l’île de Chypre. (Voir l’étude de J.-C. Rolland et A. Jambon sur ce sujet, parue dans Connaissance hellénique de novembre 2020.)

4. Cette théorie est exposée dans divers ouvrages de G. Bohas, et dernièrement dans Les composantes du lexique de l’arabe, Paris, Geuthner, 2019, pp. 27 à 32.

5. Il existe un grec κύπρος qui désignait une mesure pour le grain. Pour Heinrich LEWY (1895), Die semitischen Fremdwörter im Griechischen, Berlin : R. Gaerners, réédité Hildesheim – New York : Georg Olms, 1970, 263, nº 1, ce mot est d’origine sémitique. Il serait en effet plausible, compte tenu du كافرة kāfiraẗ arabe ci-dessus, que l’étymon de ce κύπρος soit un dérivé de KPR.

6. Cf. دور √dwr > arabe maghrébin douar, Égypte Deir el-Medina, Espagne Almodóvar del Río.

2. Un item isolé : مكفّر mukaffar “qui a des entraves aux pieds”

 

Ce mot n’est pas sémantiquement rattachable à كفر √kfr « couvrir ». Observons :

– Son synonyme phonétiquement et formellement le plus proche est مكبّل mukabbal, au point qu’on pourrait presque parler de doublets.

– Il existe une série de verbes quadriconsonantiques signifiant tous plus ou moins la même chose et ayant des structures formelles très proches : كربس karbasa, كربش karbaŝa, كردس kardasa, كرعش kar‛aŝa “marcher comme qqn qui a des entraves aux pieds”, كرسف karsafa “mettre des entraves aux pieds d’une bête”, كرفس karfasa “serrer fortement les pieds d’un chameau avec des entraves”.

– Ces deux derniers verbes sont d’évidentes extensions, par incrémentation du préfixe k, respectivement de رسف rasafa “marcher comme qqn qui a des entraves aux pieds” et de رفس rafasa “lier le pied du chameau avec une corde”.

– À deux exceptions près (كردس kardasa et كرعش kar‛aŝa), les séquences rf, rb, fr ou br sont présentes dans toutes les autres racines.

Conclusion : À juger par l’arabe فرزل firzil “fers, entraves que l’on met aux pieds d’un captif”, probable emprunt à l’akkadien parzillu “fer”, et par l’akkadien siparru “bronze” mais qui avait aussi le sens de “chaînes, entraves”, il semble légitime de considérer مكفّر mukaffar comme relevant de l’étymon {f,r}, et non, comme tous les items vus jusqu’ici, de l’étymon {k,f}.

Quelle est la charge sémantique de cet étymon ?

On voit qu’il existe en sémitique comme en français le même glissement de sens qui va du nom d’un métal (bronze ou fer) aux objets fabriqués avec ce métal pour entraver un animal ou un être humain. Par ailleurs, que ce soit par l’akkadien siparru ou par l’arabe صفر ṣafr, ṣufr, ṣifr “cuivre jaune”, on remonte au sumérien zabar “bronze, miroir en métal, métal brillant, pur” et divers autres sens parmi lesquels “briller” et “brillant”. Ce qui nous ramène à l’arabe سفر safara “briller” (aurore, visage), supposé être issu de la racine sémitique SPR “briller, être beau”, sens qui – d’après Bohas et Bachmar (p. 96) – est très exactement l’une des charges sémantiques de l’étymon {f,r}.

Plus généralement, il existe une matrice phonétique {[labiale],[approximant]}, dite de la brillance, dont relèvent cet étymon, l’étymon {b,r}, et les quelques racines non ambigües données ci-après à titre d’échantillon :

رفّ raffa briller (se dit des éclairs) – رفّاف raffāf brillant, qui a de l'éclat – رفيف rafīf brillant de..., qui brille de qqch. (un arbre de gouttes de rosée)

فرّ farra – VIII. briller (se dit des éclairs)

ورف √wrf – وارف wārif qui est d'une belle et brillante verdure (plante)

ربرب √rbrb – مربرب murabrab brillant

Il est clair que tous les mots que nous venons de voir sont apparentés par leurs formes et leurs sens relatifs aux métaux brillants(7). En conclusion, nous dirons donc que مكفّر mukaffar “qui a des entraves aux pieds” semble être le seul vestige d’une racine كفر √kfr.2 disparue, construite sur l’étymon {f,r}, et qui devait avoir le sens de « briller », notamment en parlant de certains métaux.

 

Notes

7. Voir l’étude de J.-C. Rolland intitulée Tout ce qui brille..., à paraître. 

3. Un emprunt notoire

 

Le mot كافور kāfūr « camphre » est évidemment un intrus dans la notice. C’est un emprunt notoire au pehlevi kāpūr, id., du prakrit kappūra, du sanskrit karpūrah, de même sens(8). À l’information donnée par Kazimirski, Dans son Supplément, Dozy ajoute كافورة kāfūraẗ « camphrée (nom d’une plante) » et مكوفر mukawfar « camphré ».

Sachant que le camphre est une substance blanche extraite du camphrier, et lisant, toujours chez Dozy, qu’ « en poésie et dans le style soutenu on nomme le camphre pour désigner tout ce qui est blanc » (> كافوريّ kāfūriyy “blanc comme le camphre”) on comprend l’explication donnée par Kazimirski du rapport entre le nom du camphre et celui du Caffre : « De là Kafour, nom donné par antiphrase aux esclaves noirs ». Nous dirons que cette étymologie de كافور Kāfūr est pour le moins douteuse. (Voir supra, note nº 2).

 

Notes

8. Extrait de J.-C. Rolland, Étymologie arabe : dictionnaire des mots de l’arabe moderne d’origine non sémitique, Paris, L’Asiathèque, 2015. 

 

4. Deux quadriconsonantiques

 

On trouve effectivement dans la notice ces deux quadriconsonantiques :

كفرّين kifirrīn rusé, astucieux

كفرنى kafarnā 1. stupide, imbécile. – 2. vil, ignoble

Ils ont apparemment en commun l’étymon {f,r}, le préfixe k et le suffixe n, et ils sont sémantiquement reliés par une forme d’énantiosémie. Tentons une explication :

كفرّين kifirrīn peut être rapproché de فره farih “habile, ingénieux” par la notion de brillance prise au sens figuré en parlant de l’intelligence. Il peut aussi être rapproché de فرّ farra “fuir” pour la rapidité impliquée aussi bien dans la fuite que dans la vitesse d’exécution qui caractérise les gens habiles.

كفرنى kafarnā peut être rapproché, pour son premier sens, de فرافر furāfir “grossier, ignorant”, de فرت farita “avoir les facultés intellectuelles affaiblies” et de رفل rafil “maladroit”, et pour son deuxième sens, de فرنق furnuq “vil, mauvais”.

Sans trop forcer, on peut rattacher ces items à la notion de brillance, et donc les associer à مكفّر mukaffar sous كفر √kfr.2 « briller ». On se rappellera d’abord que la notion de fuite est ambigüe : il y a une fuite prudente, avisée, voire tactique (cf. la fuite d’Horace dans la pièce éponyme de Corneille), et une fuite peureuse, celle du couard, du lâche. On ne s’étonnera donc pas de l’énantiosémie qui relie ces deux items. On reliera ensuite la rapidité de la fuite à celle de l’éclair, l’autre caractéristique de ce brillant phénomène atmosphérique.

 

5. Un nom-base

 

Les noms-bases sont une des composantes du lexique de l’arabe. Ce sont des noms primitifs qui ne peuvent pas être analysés en étymons. Dans la notice, nous en avons un, كفر kafar “aigle”. Voilà donc un autre intrus. On le trouvera effectivement à la page 131 du dernier ouvrage paru de G. Bohas, Les composantes du lexique de l’arabe, en compagnie d’autres noms d’animaux ou de noms de plantes, dans la liste des noms-bases ne donnant pas lieu à une dérivation verbale.

 

6. Un reliquat inexpliqué

 

Nous n’avons pas d’explication pour deux items de la notice :

كفر kafr petit bâton ou morceau de bois court

كافور kāfūr Kafour, nom d’une source du paradis mahométan

(Janvier 2021)

 

 

 

Bibliographie

– BOHAS, Georges et BACHMAR, Karim, 2013, Les étymons en arabe. Analyse formelle et sémantique. Recherches, n° 23, Beyrouth, Dar El-Machreq.

– BOHAS, Georges et BACHMAR, Karim, 2015, L’énantiosémie dans le lexique de l’arabe classique, Université catholique de Louvain, Institut orientaliste, Peeters, Louvain-la-neuve.

– BOHAS, Georges et SAGUER, Abderrahim, 2012, Le son et le sens, Fragment d’un dictionnaire étymologique de l’arabe classique, Damas, Presses de l’IFPO.

– BOHAS, Georges, 1997, Matrices, Étymons, Racines, Leuven-Paris, Peeters.

– BOHAS, Georges, 2006, « De la motivation corporelle de certains signes de la langue arabe et de ses implications » in Cahiers de linguistique analogique, n°3, L'iconicité dans le lexique, G. Bohas éd., 11-41.

– BOHAS, Georges, 2019, Les composantes du lexique de l’arabe, Paris, Geuthner.

– COHEN, David, 1970, Dictionnaire des racines sémitiques ou attestées dans les langues sémitiques, Paris / La Haye, Mouton (fasc. 1 et 2) ; Louvain / Paris, Peeters fasc. 3 à 10, avec la collaboration de F. Bron et A. Lonnet), 1993-2012.

– DOZY, Reinhart Pieter Anne, 1881, Supplément aux dictionnaires arabes, Leyde, E. J. Brill.

– KAZIMIRSKI, A. de Biberstein, 1860, Dictionnaire arabe-français, Paris, Maisonneuve et Cie.

– REIG, Daniel, 1983, Dictionnaire arabe-français français-arabe « As-Sabil », Paris, Librairie Larousse.

– ROLLAND, Jean-Claude et JAMBON, Albert, 2020, « Sur le nom de Chypre », dans Connaissance hellénique, novembre. (En ligne).

– ROLLAND, Jean-Claude, 2015, Étymologie arabe : dictionnaire des mots de l’arabe moderne d’origine non sémitique, Paris, L’Asiathèque.

– ROLLAND, Jean-Claude, Tout ce qui brille... (à paraître).

– Société d’Études Lexicographiques et Étymologiques Françaises et Arabes, Bulletin de la SELEFA, Paris.